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Développer
la confiance et le lâcher-prise Dans
son best-seller "Le Guerrier Pacifique",
Dan Millman illustre bien le pouvoir du
lâcher-prise et de la confiance comme clés
d'un changement et d'une évolution profonde.
Durant l'atelier qui se tiendra en avril
prochain (voir ci-dessus), je présenterai
différentes techniques simples et applicables
quotidiennement pour vous permettre
de développer votre capacité à lâcher-prise
en faisant confiance en vous-même et en
la vie. Voici, en avant première, un petit
échantillon de ce que vous pourrez découvrir
durant cet atelier.
La
peur, l'anxiété, le stress et la volonté
de contrôler découlent directement de notre
rapport au temps et essentiellement de notre
façon de nous projeter dans le futur. Si
j'ai souvent l'impression qu'il me
manquera du temps pour faire les choses
et que tout va toujours trop vite, je me
sens constamment sous pression, en difficulté,
voire en danger. Je manque de temps pour
me préparer, je manque de temps pour prévoir
et anticiper, je manque de temps pour réagir
et la liste pourrait être encore longue.
Dans ce cas, le contrôle à outrance et la
peur deviennent une bonne solution puisque
ce sont les seules qui me permettent, un
tant soit peu, de faire face à cette situation
d'instabilité constante.
Malheureusement,
cette frénésie de l'action et du "faire"
pour atténuer la peur, le stress ou l'anxiété
ne fait qu'accentuer la problématique. Plus
j'augmenterai mon contrôle plus j'aurai
besoin de contrôler. Plus je penserai à
ma peur afin de la contrôler et plus ma
peur occupera une place importante. Cela
ma rappelle l'histoire de cette personne
qui avait très peur de se faire licencier
et de perdre son travail. Sa première pensée
en se levant le matin était pour son travail
et elle se disait : "pourvu que je
ne fasse pas d'erreur aujourd'hui".
Lorsqu'un collègue ou une collègue lui annonçait
un changement ou une modification dans le
programme établi, c'était une catastrophe.
Il lui était impossible de lâcher-prise
et de s'adapter facilement aux changements.
En
mettant une grande partie de notre énergie
et de notre attention dans l'anticipation
et le contrôle, nous perdons de vue l'essentiel
qui est l'adaptation. C'est en restant calme
et en ayant le geste juste au moment juste
que notre action aura le plus d'impact.
En développant notre présence consciente dans
l'instant présent et notre confiance en
nos ressources et nos capacités, nous découvrirons
que la non-action peut s'avérer la meilleure
action possible.
Dans
ma pratique professionnelle, je rencontre
souvent des personnes qui se trouvent face
à des défis (personnels ou professionnels) et
se sentent fatigués et absolument pas préparés
à les relever. Leur besoin de contrôle et
d'anticipation les a épuisés avant même
qu'ils aient commencé à faire face
pratiquement à leur difficulté.
Dans
ce cas, la capacité à vivre calme et en
contact avec leurs ressources constituent
la première étape de leur apprentissage
et de leur préparation. L'objectif est de
les amener à découvrir et expérimenter la
différence qu'il y a entre ETRE et FAIRE.
Pour ce faire, je vous propose la pratique
suivante :
Commencez
par penser à une tâche ou à une activité
que vous aurez à réaliser dans votre futur
et qui peut être source d'une certaine peur
ou génératrice d'un certain stress. Puisque
vous débutez et que le but est de vous permettre
d'expérimenter la différence entre ETRE
et FAIRE, choisissez une tâche ou une activité
qui génère une faible niveau de peur ou
de stress.
Alors
que vous esprit est concentré sur cette
tâche ou activité, pensez à tout ce que
vous aurez à faire pour réaliser cette tâche
ou cette activité. Imaginez toutes les difficultés
ou tous les problèmes pouvant survenir durant
la réalisation de cette tâche.
Alors
que vous pensez à tout ce que vous aurez
à faire pour réaliser cette tâche, évaluez
la profondeur de votre respiration. Identifiez
le niveau de tension à l'intérieur de votre
corps. Etes-vous plutôt en confiance ou
dans la peur ?
Maintenant,
commencez par respirer profondément à plusieurs
reprises. Mettez de la détente dans les
parties de votre corps que vous ressentez
tendues. Une façon simple d'y parvenir est
de mettre votre attention sur la partie
tendue et d'imaginer un élastique qui se
détende progressivement. En accompagnant
cette détente d'une profonde et apaisante
respiration, vous accélérerez encore le
processus de relaxation.
Ne
faites rien mais soyez simplement présent.
La non-action est le maître mot. Si une
pensée naît dans votre esprit, laissez-la
naître et prendre son envol. Observez et
appréciez l'instant présent comme quelque
chose de rare et d'unique. D'ailleurs, il
est rare et unique puisque vous ne pourrez
le revivre une deuxième fois comme vous
venez de le vivre. Découvrez la différence
que produit en vous le simple fait
d'ÊTRE. Si votre esprit s'accroche à une
pensée, remettez votre attention dans votre
respiration.
Alors
que vos êtes pleinement dans l'instant présent
et pleinement conscient de vous-même, comment
percevez-vous la tâche ou l'activité qui
vous attend ? Quel est le niveau de tension
dans votre corps ? Etes-vous plutôt en confiance
ou dans la peur ?
L'exercice
ci-dessus est inspiré de la pratique
de la pleine conscience (mindfulness) directement
héritée du bouddhisme et du zen. A noter
que de plus en plus de cliniques de
réduction du stress font appel à cette pratique
pour accompagner et aider leurs patients.
J'y reviendrai d'ailleurs dans un prochain
article.
Au
cas où vous auriez une question, n'hésitez pas à m'adresser
un email. Je suis également curieux de connaître
le fruit de votre expérience.
Chaleureusement,
Denis
Jaccard, thérapeute & coach de vie
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